Luchon Forme et Bien-être

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Historique

Luchon Forme et Bien Être.

Luchon Forme et Bien Être voit le jour en 1985 sous le nom de « Vitaline ». Cet organisme privé a pour but de développer des services liés à la remise en forme.

Le concept est basé sur la réception de groupes à faibles effectifs afin de leur faire profiter des nombreuses activités physiques et sportives de la région. Le produit est mis en place et entouré d'éducateurs sportifs qualifiés grâce au soutien des associations sportives de la ville de Bagnères de Luchon et de l'hôtel Corneille pour l'hébergement de ces mêmes groupes. La ville subventionnait Vitaline concernant l'accès payant aux installations thermales.

Suite à des difficultés économiques la ville rachète le nom « Vitaline » en 1990 pour relancer le concept.C'est à cette époque que la demande est faite d'exploiter les locaux thermaux l'après-midi dans le cadre de ses produits de remise en forme.

C'est donc en 1990 qu'est créée la première structure de balnéothérapie en France. Le premier établissement proposant des soins de bien-être non médicalisés.

En 1996 une étape supplémentaire est franchie avec la volonté de personnaliser ces soins de bien-être. De nouveaux produits voient donc le jour et Vitaline évolue.

Mais c'est en 2002 que la plus grosse évolution de Vitaline va avoir lieu avec la possibilité d'utiliser les installations du service Hors Classe des thermes l'après-midi. A ce moment là la personnalisation des soins va réellement être marquante.

Il faudra attendre 2003 pour que l'appellation « Sourcéa » voit le jour et permette ainsi de distinguer les deux activités qui se déroulent l'une sur le Vaporarium et sa piscine ronde, l'autre sur le service Hors-Classe. C'est à Sourcéa que l'accent va être mis sur la relation client et la création de rendez-vous plus personnalisés. Luchon Forme et Bien Être est donc crée cette même année et devient le véritable nom de l'entité.

2009 va marquer la rénovation de l'espace Vaporarium piscine et des vestiaires attenants. Face à la difficulté de la clientèle à s'y retrouver vis-à-vis des trois appellations, Vitaline et Sourcéa laissent la place à l'Espace Forme et à l'Espace Bien Être. Une nouvelle ère commence avec cette réhabilitation terminée en mars 2010 et un accès à la communication et aux nouveau moyens technologiques permettant à Luchon Forme et Bien Être de faire connaître son produit phare, le Vaporarium et ses produits et forfaits innovants.

Il semble logique en outre de vous relater l'historique des thermes de Luchon et de ses eaux reconnues depuis l'époque des romains. Ces mêmes eaux dont bénéficie Luchon Forme et Bien Être pour ses activités de remise en forme et de bien-être.

Les Thermes de Luchon

Introduction

Les thermes de Luchon permettent d'effectuer un voyage dans l'Histoire d'une durée de deux mille ans grâce à des eaux qui jaillissent au pied de la montagne de Superbagnères, après une lente minéralisation en s'infiltrant dans les granites de Bossost (Val d'Aran) ; il y a 14 000ans.

Cette localisation exclue l'idée que ces eaux , chaudes et sulfurées, naîtraient au c?ur de la montagne de Superbagnères dont la forme évoque aisément celle d'un volcan : idée chère à certains Luchonnais que la foi pousse encore aujourd'hui à y croire...

L'Histoire commence avec les romains qui vouèrent aux eaux thermales des vertus quasi magiques. La légende raconte qu'un soldat de Pompée, atteint d'une maladie de peau, se trempait tous les jours dans l'eau thermale. Il constata au bout de 21 jours qu'il était complètement guéri. Et voilà pourquoi les curistes font 21 jours de cure (18 jours de cure depuis la convention du 19 mai 1997). Aussi, Marguerite d'Angoulème écrit dans l'heptaméron* que « la cure aux bains 0nésiens doit durer 21 jours ». En fait, ces 21 jours + 7 jours de repos constituent un cycle physiologique parfait pour que la cure soit parfaitement efficace.

Au XVIIIème siècle, Jacques Barrau et le Baron d'Etigny redonnèrent vie aux thermes Onésiens, détruits par les invasions barbares et par le temps... Ils invitèrent de nombreuses personnalités à venir prendre les eaux de Luchon en commençant par le Maréchal Duc de Richelieu.

Il s'agit de Thermes où seuls, finalement, ont accès les personnes riches attirées par le prestige et le luxe, avec en plus à Luchon, un Casino. Construit en 1880, il est une véritable merveille qui rend à Luchon tout l'enchantement d'une « Reine des Pyrénées » : nom donné à Luchon en 1834 par Chaussenque qui écrit : « une masse de vapeurs déplacées comme un voile léger me laisse voir, au-delà... une large crête surmontée de festons.... C'est la Reine des Pyrénées ».

Les hommes étaient et ont été pendant une bonne partie du XX ème siècle de grands créateurs. Ils surent donner aux thermes et aux villes thermales toute la majesté digne de recevoir les plus grandes personnalités de tous les temps.

La dernière étape de cette lente construction commence en 1945, avec la création de la sécurité sociale. Elle entraîne l'abolition du privilège exclusif des gens riches de venir prendre les eaux, au bénéfice d'une grande masse de curistes, assurés sociaux, dans un contexte politico social et médical bien différent.

Luchon a conservé le prestige de ses eaux pendant 2000 ans pour devenir aujourd'hui première station voies respiratoires de Midi-Pyrénées, la deuxième pour le traitement des enfants, (O.R.L., voies respiratoires) et une station en plein essor pour les rhumatismes.

Cette renommée englobe une réglementation très lourde, notamment au niveau de l'hygiène. Pour satisfaire ces exigences et pour aller toujours au devant d'une mise aux normes en constante évolution, une hygiéniste diplômée (embauchée à temps complet) exerce sa tâche avec une rigueur irréprochable, tant sur la désinfection au niveau des différents points de distribution des eaux (forages, entrées et sorties des réservoirs, buvettes, douches, baignoires, appareils de cure) que sur l'air ambiant mais aussi sur les sols et les surfaces.

Nombreux contrôles inopinés sont effectués et directement transmis à la D.D.A.S.S (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) avec qui l'établissement joue le système de la transparence.

Conscient que l'avenir de l'économie en pays de Luchon dépend en grande partie des thermes, il est important d'être très vigilant sur ces normes d'hygiène qui, si elles ne sont pas rigoureusement respectées, peuvent être une cause de fermeture d'établissement. Cette rigueur est bien entendu liée à une forte volonté d'offrir aux curistes une eau d'une qualité irréprochable, tant d'un point de vue bactériologique que thérapeutique.

Origine des eaux sulfurées de Luchon

Les eaux de Luchon s'écoulent dans un circuit en U de 4 à 5 kilomètres de largeur et de 4 à 5 kilomètres de profondeur. En amont, l'eau s'infiltre dans les granites de Bossost, en Espagne, pour venir ensuite jaillir à Luchon, 14 000 ans plus tard.

La température de l'eau atteint 130°C à la profondeur maximale.

L'eau jaillit naturellement, on a plusieurs sources naissantes au pied de la montagne de Superbagnères, avec cependant de faibles débits.

Pour obtenir un débit plus important et pour minimiser (voire effacer) les risques de mélange avec d'autres eaux ou impuretés, on effectue un forage. Actuellement, un forage nous permet de capter l'eau à une profondeur de 133 mètres, à une température de 74°C avec un débit naturel jaillissant de 34m3 par heure (débit que l'on peut moduler grâce à une pompe de surface) Un tubage en acier inoxydable nous assure une bonne protection des eaux à partir d'une profondeur de 56 mètres.

A son arrivée dans l'établissement, et uniquement au dernier moment, cette eau sera refroidie jusqu'à une température de 42°C, grâce à des échangeurs à plaques. D'un côté, de l'eau froide circule dans des plaques isolées et, par contact, (non par mélange), elle refroidit l'eau chaude. Afin de ne pas dégrader l'eau, celle-ci est stockée dans des bâches alimentaires à l'abri de l'air, pour éviter que les sulfures ne se transforment en sulfates. Cette eau est enfin répartie dans les différents services.

références :
Henri PAC : Luchon et son passé
R et P MOLINERY : Luchon dans l'histoire de l'hydrologie
Documents de l'établissement thermal de Luchon
Document réalisé par Muriel SANSON

Historique des thermes de Luchon
Au temps des Celtes

En l'an 72 avant Jésus Christ, Pompée, de retour d'une campagne victorieuse en Espagne, rentre en Gaule par le Vénasque (dont la brèche ne sera ouverte de main d'homme qu'en 1313) et installe ses troupes à Lugdunum Convenarum, actuelle Saint Bertrand de Comminges. En traversant le Luchonnais, il est certain que lui et ses troupes furent attirés par les sources thermales, ne serait ce que par l'odeur du soufre. Il semble donc évident qu'ils aient utilisé cette eau et alors constaté ses bienfaits.

En l'an 25 avant Jésus Christ, Tibère vient à Lugdunum Convénarum en qualité d'édile, c'est-à-dire, d'inspecteur des édifices publics et organisateur des fêtes, des approvisionnements et de la police. Il découvre alors les eaux de Luchon.

Séduit par leurs vertus, il décide de faire construire trois piscines thermales :

- Le bassin inférieur était une véritable piscine de natation. Toutes ses parois, même le fond, étaient revêtues de marbre blanc remplis de poterie de couleur brune, et recouvertes de l'émail le plus brillant et le plus solide.

- Le bassin qui dominait presque immédiatement la piscine de natation était plus petit.

- Le 3ème, le plus petit des trois, était le plus élégant. Ses murs étaient enduits d'une forte couche de ciment sur lequel le marbre blanc se trouvait appliqué. Il pouvait aisément contenir huit à dix personnes à la fois. Cette disposition particulière, l'élégance de sa construction, des pots de pommade et des épingles à cheveux trouvés dans son conduit de vidange, font supposer que ce bassin était réservé spécialement aux dames romaines. De même on croit, d'après les bagues ou anneaux de patricien trouvés dans le conduit du petit bassin, que ce dernier était destiné aux chevaliers.

La grande piscine était évidemment affectée au service des bains pour les soldats et les esclaves. L'importance de ces thermes ressort donc du grandiose même de leurs dispositions balnéaires, et ils avaient presque les dimensions du monument actuel.

Ces thermes sont connus sous le nom de Thermes Onésiens et auront un franc succès, comme en témoignent de nombreux autels votifs (en marbre blanc de Saint Béat), sur lesquels sont gravés des remerciements aux différents Dieux adorés avant l'établissement du Christianisme, parce que les eaux avaient soulagé les douleurs.

On trouve ces autels votifs, notamment au musée de Luchon. Autre témoignage la fière devise de Luchon : Balneum Lixonense Post Neapolitense Primum (les bains de Luchon sont les premiers après Naples). Comme les bains de Naples furent détruits par un raz de marée sous le règne de Néron dès le premier siècle, on peut donc en conclure que ceux de Luchon sont très anciens.

Lors des invasions barbares

Ensuite, hélas, au V et VIème siècle, les barbares (Goths, Francs et Sarrasins) vont petit à petit saccager tout le Luchonnais.

Souvent, ces barbares se gardaient de piller et se contentaient d'exiger le tiers des terres envahies, ce que les premiers occupants préféraient à la totale dévastation. Il n'en reste pas moins que des hordes de barbares pillaient et dévastaient tout sur leur passage et ne laissèrent finalement d'Ilixon (ancien nom de Luchon) qu'un champ de ruines fumantes.

Non seulement la splendeur des Thermes s'effaça peu à peu, mais la voie romaine disparut, les thermes tombèrent en ruines, et les sources elles-mêmes, obstruées par les éboulements de la montagne, se répandirent dans les champs voisins.

La plupart des habitants d'Ilixon sont morts. Les rares survivants prenaient des bains dans les petites marres d'eau et de boue thermales naturelles pour cicatriser leurs plaies gravement infectées et pour soulager leurs douleurs.

Pendant 500 ans, Luchon se trouva ainsi jeté dans un profond oubli.

Sous le régime Féodal

Pendant la féodalité, c'est-à-dire pendant la période illustre des comtes et des évêques de Comminges, les eaux thermales retrouvèrent, une nouvelle existence.

Seulement, en raison des discordes et des guerres que les comtes avaient fréquemment avec les seigneurs voisins, il est à croire qu'elles n'attiraient pas encore des seigneurs des pays éloignés, et que leur réputation se bornait aux contrées circonvoisines.

Dans les premiers temps de l'incorporation à la couronne de France du comté de Comminges, et par conséquent, de Luchon, la renommée de ces bains continua à rester ainsi peu étendue. Les bains de nos montagnes restaient dans l'ombre et n'avaient pour clients que les montagnards et quelques malades des provinces sous pyrénéennes.

Un acte royal du XIVème siècle nous apprend que : »les passeries de Bagnères sont franches de tout droit pour que les ravages de la peste y appellent quantité de malades qui y viennent s'y baigner ». Les bains étaient constitués d'une humble piscine de 8 mètres sur 3, dans une baraque en planches à ciel ouvert et de trois lacs dont un qui contenait davantage de boue que d'eau. Ils se situaient approximativement au pied de la montagne de Superbagnères, là où naissaient naturellement les sources thermales. La bourgade de Luchon se situait au niveau de l'actuel quartier de Barcugnas et jusqu'au sources, il n'y avait que des champs et des près défrichés ou pas.

Autour des sources, proliféraient à volonté serpents et crapauds.

Au XVIIème siècle, en 1667, une lettre de Monsieur de Froideur, inspecteur des forêts, nous donne une idée relativement nette de la localisation des sources et de leur nature. Il parle notamment « d'une espèce de petite grotte que l'on tient fermée, où est la fontaine, et il y fait une telle chaleur, que lorsqu'on y rentre, on s'imagine être dans une fournaise. »

Sous les intendants généraux

Au XVIIIème siècle, on assiste à une véritable renaissance du thermalisme à Luchon grâce à Jacques Barrau, Maître en Chirurgie et Consul de Luchon. En 1754, il installe des baignoires. En 1759, il a l'idée géniale de communiquer le résultat de ses cures à Antoine Mégret de Sérilly, Baron d'Etigny, Intendant de Gascogne, résidant à Auch. Ce dernier, comprit tout le parti qu'on pouvait en tirer. Il résolut de conquérir, aux bains de Luchon, placés dans son intendance, et dont il avait entendu dire beaucoup de bien, la faveur qu'ils méritaient. On peut dire qu'à ce moment là une ère nouvelle, une véritable renaissance s'ouvrit pour Luchon.
Le Baron d'Etigny va avoir trois priorités :
Tout d'abord il ordonne la construction d'une route carrossable de Montréjeau à Luchon (amélioration de la voie romaine, elle-même précédemment voie celtique). Ensuite il organise le service médical : il fait demander à Louis XV de nommer Campardon, de Masseube, chirurgien major des eaux de l'hôpital, fonction qu'il remplira pendant 20 ans, (2 des mémoires de Campardon furent publiés dans le Journal de médecine en 1763) et Jean Barrié, de Saint-Béat, médecin de Bagnères, poste que sept générations de Barrié conserveront jusqu'en 1935. Enfin, il assurera la publicité des eaux de Luchon en faisant venir le Maréchal Duc de Richelieu en 1763, qui lui même assurera cette publicité jusqu'à la Cours de Versailles.

Il fit élever les murs de la piscine de manière à ce qu'on put la couvrir d'un toit, et ordonna qu'on remplaçât le bain commun ( « où tous les malades se plongeaient pêle mêle, sans distinction de sexe ni de condition, et l'on y voyait opérer des guérisons merveilleuses » {Campardon, Premier mémoire, publié dans le Journal de Médecine de 1763} ) par des cuves et des auges en bois posées dans l'enceinte même de ce bassin.

En 1766 Richard de Hautesierk, chirurgien en chef des armées, et Bayen, célèbre chimiste, reçurent mission de se rendre à Luchon pour en étudier les sources et faire un rapport sur les moyens d'améloirer « un établissement aussi utile à l'humanité ». Richard fit déblayer les sources, trouva les débris de 24 monuments romains et découvrit, le 8 septembre 1766, au-dessus des bains de Lafont-Lassalle, une source qui, utilisée plus tard, devint d'une grande efficacité, mais dont la propriété, revendiquée,par les époux Rey, donna lieu à un procès qui dura plus de vingt ans.

Bayen fit sur l'analyse des eaux un travail extrêmement remarquable auquel les progrès de la chimie ont sans doute ajouté, mais auquel la science a toujours eu recours avec fruit.

Tous ces travaux, toutes ces améliorations, avaient étendu au loin la renommée des bains de Luchon. Aussi, vit-on venir tour à tour le Duc d'Aiguillon, la célèbre Mme de Pompadour, Mlle Joséphine de Lorraine, la Comtesse de Bride, le Prince de Rohan,le Duc de Choiseul etc etc...

Le Baron d'Etigny, tombé en disgrâce, ruiné et désespéré meurt d'une maladie du foie en 1767. A sa mort, Luchon ne possédait pas moins de 12 sources qui fournissaient abondamment au service de 18 bains, pris dans 9 auges (une pièce de bois était fixée transversalement sur le milieu de leur longueur, et à cette traverse s'attachaient de chaque côté, au moyen de couplets ou charnières, des couvercles mobiles à chacun desquels on avait pratiqué une échancrure pour laisser passer la tête de ceux qui se baignaient ainsi tête-bêche)

On ne peut évidemment qu'admirer ce qu'il a fait pour la renaissance des Thermes Onésiens. Cependant, il était quand même dictateur à ses heures : il fit planter quatre rangées de tilleuls sur l'allée qui porte aujourd'hui son nom, s'étant emparé des terrains sans la moindre formalité. Evidemment, les Luchonnais furieux arrachèrent les arbres ; il les fit replanter. Les Luchonnais les arrachèrent de nouveau ; d'Etigny les fit replanter une nouvelle fois, mais prudent, il fit venir une troupe militaire de Toulouse pour les surveiller.

L'ère de la renaissance si bien commencée par d'Etigny ne s'éteignit pas avec ce célèbre intendant ; son ombre semble , au contraire, avoir continué, à Luchon, son bienfaisant appui, car cette station thermale n'a cessé de trouver des protecteurs zélés, dans les nombreux administrateurs qui se sont succédés.

Celui de 1785, ou de l'intendant de Lachapelle
Celui de 1805, ou de Mr le préfet Richard
Celui de 1848 ou Thermes Chambert.

L'histoire de chacun de ces monuments offre trop d'intérêt pour ne pas mériter une description spéciale.

Le successeur de d'Etigny à l'intendance des généralités de Gascogne et Béarn, M.Fournier de Lachapelle, reprit la pensée de son prédécesseur et en poussa la réalisation, mais il aura un projet bien trop ambitieux pour être réalisé.

D'autant plus que ce nouvel établissement s'éloigne des sources, ci qui fait perdre aux eaux une partie de leur chaleur et de leur vertu.

Cependant, le 20 avril 1787, M de Lachapelle avait obtenu l'autorisation de reprendre les travaux, sous la condition expresse de se conformer, autant que possible, aux changements indiqués par la Société de médecine et des ponts et chaussées.

Mais, par une fatalité bien déplorable, à peine l'entrepreneur avait il ré ouvert les chantiers de cette construction, que m de Lachapelle tomba en disgrâce et fur remplacé par M. Boucheporn (1787) ; puis l'établissement venait d'être monté au premier étage, lorsque survinrent les résistances de parlements (1788), enfin la grande révolution (1789), évènement politique qui ne pouvait guère être favorable à la continuation et encore moins à l'achèvement de ces travaux.

Certains nobles viendront toutefois habiter Luchon sous prétexte de cures thermales, pour une éventuelle fuite vers l'Espagne toute proche...

Sous la Première Révolution

On comprend facilement que, pendant cette longue période de transformation gouvernementale et sociale, les bains de Luchon soient restés dans un état de complet abandon. Le 7 mars 1793, le directoire et le district émirent un avis favorable pour l'achèvement de ces travaux considérés comme d'utilité générale. Les efforts de la commune allaient donc être couronnés de succès lorsque survint la loi d'août 1793, relative à la dette publique,loi qui, par conséquent, dépouillait la commune de ses bains au profit de l'Etat.

La propriété de ces bains fut rendue à la commune par arrêt du conseil de préfecture du 11 thermidor an XI (1803) approuvé le 6 nivôse de la même année par arrêté du gouvernement. A l'époque de la Révolution, Luchon avait des Thermes qui appartenaient à la commune et des Thermes appartenant à un particulier : le sieur Lafont-Lasalle.

Sous l'Empire

L'établissement inachevé de M de Lachapelle resta en souffrance, il faudrait presque dire en oubli, jusqu'à l'arrêté du gouvernement, en date du 3 floréal an VIII (23 août 1800), touchant la réorganisation du service des eaux minérales, et pour être plus juste, jusqu'à ce que la création des préfectures, le 28 pluviose an VIII (17 février 1800), eut donné M Richard comme premier magistrat au département de la Haute Garonne. Ce préfet accorda, en effet, à Luchon un intérêt tout particulier.

Une question grave fut soulevée : celle de savoir si on achèverait l'ancien bâtiment ou si on en ferait un nouveau. Les anciennes constructions, exposées depuis bientôt vingt ans aux intempéries de l'air, étaient dans un fâcheux état de conservation. L'établissement avait été commencé avec trop de luxe, et de trop grandes proportions.

La pose de la première pierre fut faite malgré la neige qui était tombée durant la nuit entière, le 14 frimaire an XIV (3 décembre 1805) par M.Roger, sous-préfet de Saint Gaudens et M. Nadeau, maire de Luchon. Mais ces thermes ne furent terminés qu'en 1815, car l'entrepreneur, qui devait se faire payer avec les produits de la ferme des bains, ne menait les travaux qu'en proportion de ses recettes. En creusant les fondements de la grande construction la source Richard fut découverte et un petit bâtiment y fut érigé : les bains Richard. En même temps, M Ferras, propriétaire du pré dans lequel sortait la Source du Rocher, déblaya cette source et fit construire un petit bâtiment appelé : bains Ferras.

En 1827, la commune acheta les bains, la bâtisse et le pré, ainsi qu'un champ situé en face du parterre des bains et appartenant à M.Lafont et elle devint seule propriétaire de toutes les sources.

Sous la Révolution de 1830

Luchon en effet, ne saurait tarder plus longtemps à disposer, pour les malades indigents et pour les malades de son hôpital thermal, un local spécial où ils se baigneraient entre eux et au large, au lieu d'être mêlés aux autres classes de la société et relégués dans un espace fort restreint. « Ils sont tout aussi désireux d'avoir des bains exclusivement pour eux, que les baigneurs des classes aisées souhaitent ne pas être témoins des maux que les indigents, en général, ne prennent pas assez soin de cacher ».

Dans la nuit du 9 au 10 juillet 1841, le feu prit à l'établissement la Reine et en brûla toute la toiture.

Dès 1848 la construction des Thermes Chambert fut lancée à l'emplacement des Thermes romains (il fonctionnera qu'avec cette partie jusqu'en 1953, date de la construction du Pavillon du Prince Impérial, nom donné en souvenir d'une cure thermale effectuée à Luchon par le fils de Napoléon III en 1867).

Il était alors urgent de refaire les analyses du docteur Fontan. Cette tache fut confiée à M Fillhol, chimiste et éminent professeur à la faculté des sciences de Toulouse, en août 1849. On put prendre des bains dans le nouvel établissement dès 1853, mais l'inauguration officielle n'en fut faite que le 20 juillet 1857, par un banquet auquel la ville convia les autorités départementales et locales, et par des danses et des réjouissances publiques pour tous les habitants.

Sous le XXème Siècle

Le 27 juillet 1929, est inauguré le premier vaporarium sulfuré de Luchon : évènement qui suscita un engouement extraordinaire au niveau mondial.

Il s'agit de galeries (galerie de captage des sources à l'origine) aménagées en un genre de hammam et réchauffées grâce à des vapeurs sulfurées chaudes. La température y est autour de 40° et l'humidité avoisine les 100%.

En 1969 fut construit le bâtiment du Vaporarium, conçu pour accueillir les rhumatisants et ainsi, pour séparer la clientèle des deux orientations traitées à Luchon : les rhumatismes et les voies respiratoires ORL.

Document réalisé par Martine Sacome

Historique

« Balneum lixonense post neapolitense primum *», telle est la devise de Luchon depuis l'époque où le « pax Romana » étendait ses bienfaits sur la cité des Onésiens.

Nous allons voir successivement d'où est née l'idée de la création de ce moyen exceptionnel de cure qu'est le Vaporarium. Comment il est conçu et quelles sont les possibilités qu'il offre à la thérapeutique.

Strabon dans le livre IV de ses « Rérum Géographicorum » nous dit que « dans les Pyrénées existe la colonie de Convènes, avec la ville de Lugdunum et les Thermes magnifiques des Onésiens ». les travaux entrepris en 1805 et ceux poursuivis à partir de 1845 pour la construction des Thermes actuels on permis de découvrir des restes très importants de ces Thermes Onésiens, qui occupaient à peu de chose près, l'emplacement des Thermes actuels. Ces plans nous montrent qu' avec les piscines, les étuves constituaient le principal de ces bâtiments.

Ainsi un réservoir de marbre situé immédiatement à côté du griffon* alimentait le sous-sol d'une salle dont le dallage, « formant voûte percée de trous nombreux, était soutenu par des petites colonnes de terre cuite ». Ceci correspond exactement à la description que nous donne Vitruve d'une hypocauste* dans son ouvrage « de Architectura » : « une voûte forée de mille trous, au-dessous de laquelle coulait l'eau la plus chaude ». Les curistes s'exposaient nus sur la partie supérieure de la voûte, celle-ci constituant le plancher d'une petite salle close, le « caconium *» ou « Vaporarium ».

Nous verrons que le Vaporarium qui fut inauguré en 1929 diffère en maints endroits de celui de l'an 729 de la fondation de Rome.

Nous ignorons, si au Moyen-âge, les bains d'étuves utilisés par les Romains furent poursuivis à Luchon. Il ne semble pas. Ce n'est qu'à la fin du 18ème siècle que Bayen et en 1817 Soulerat donnent la description d'une petite grotte de 5 pieds (152,40 cm) sur 3 pieds (91,44 cm) et 33° de température, où les curistes venaient suer contre les douleurs rhumatismales chroniques. En 1836, l'Ingénieur des Mines, Jules-François de Neuf-Château, creuse les galeries de captage des eaux thermales de Luchon et en 1854, Pégot fixe l'emplacement où les curistes pourront suivre leur traitement.

Dès 1902, le syndicat des Médecins de Luchon propose la création d'un véritable hammam sulfureux.

Le 15 juin 1909, Mr de Launay envisage une grotte de 6 à 8 m, au plein granit , au point même de l'émergence des eaux et en 1911 le Docteur de Gorsse présente un mémoire.

Mais, ce n'est qu'en 1920 sur la proposition du Médecin Directeur, le Docteur Raymond Molinery, l'homme qui crée le Vaporarium, que la municipalité de Luchon décide de transformer certaines galeries de captage en galeries de cure, au moment où Mr Adolphe Lepape, du collège de France, fait ses découvertes sur la radioactivité des sources de Luchon. Le premier coup de sonde est donné le 15 septembre 1926.

Le 23 octobre la première tranche de travaux est terminée. Le 22 décembre, le Professeur Desgrez, membre de l'institut, présente à l' Académie le premier mémoire sur les possibilités thérapeutiques du Radio-Vaporarium sulfuré de Luchon. Durant les 4 ans que vont suivre le Corps médical poursuit ses études jusqu'à l'ouverture de la première saison effective le 24 août 1930.

Conception

Le Radio-Vaporarium sulfuré de Luchon se compose d'un établissement, le portique, avec cabines de repos et douches, permettent d'accéder pour une voûte dans les galeries et les salles qui sont au nombre de 6. Elles s'imbriquent les unes dans les autres sur une longueur de près de 200m, tout en gardant une complète autonomie de température, de sulfuration et de radioactivité.

Des cavités creusées dans un batholite de roches éruptives, holocristallines, fissurées, où l'association d'eaux thermales profondes crée une atmosphère de température élevée, chargée de vapeurs d'eau à émanations et aux principes minéralisateurs du cortège fumérollien*.

Cette cavité est creusée au pied de la montagne de Superbagnères dans un massif de granulite à mica blanc. La granulite de Bagnères de Luchon est une pegmatite radifère contenant de très grands cristaux de mica blanc palmé, imprégnés de radium en filaments groupés, sodiques et les minéraux riches en fluor, en acide borique, comme la tourmaline qui est en général n borosilicate d'alumine et de soude. Le creusement de ces galeries a permis l'écoulement de sources sulfurées, sodiques, en général moyennement thermales ou hypo thermale*, riches en gaz rare (hélium) et actives sur le système nerveux.

Températures et radio-activités

Les températures du Vaporarium vont de 32° à 47°.

Sous le portique la température est d'environ 23°, elle passe à 27° à l'entrée du couloir qui permet d'accéder au Vaporarium lui-même et 32° à la sortie. La galerie circulaire offre une température de 38°. A ce moment là, il est possible d'accéder aux galeries très chaudes par deux itinéraires, soit assez rapidement par la première section de la galerie Saule, qui va de 38.3° à 41.1° ou par la galerie des mineurs 40° puis 40.9° et la galerie Léon-Bertrand 40.5° et 41.8°.

On est alors dans la salle Bardet qui présente aux entrées des galeries qui y convergent les températures de : 41.8°, 42.5°,et 43.5° et dans sa partie centrale une température de 47° à 48°. Cette température est constante au cours des 24 heures ainsi qu'il a été constaté au thermomètre enregistreur par le Professeur Lepape et est fonction de la distance du sol.

Par exemple dans la galerie Léon-Bertrand 33° à 0.20m du sol et 41° à 1.50m .

Si l'on rapproche à un graphique, les températures et les radioactivités des roches, nous voyons que les principes de la radio-géologie, qui veut que tout corps terrestre, toute région du globe présente une température spécifique propre, qui est fonction du nombre et de la nature des atomes radioactifs contenus dans l'unité de volume, sont ici vérifiables.

Conclusion

Ainsi est né l'actuel Radio-Vaporarium sulfuré, creusé dans le roc, où la sulfuration et la température forment un ensemble d'agents thérapeutiques naturels qu'il semble difficile de réunir artificiellement.

Où la coexistence de sulfuration diverses, en atmosphère de radioactivité diverses, dans des conditions de température elles-mêmes diverses, donne les possibilités les plus nuancées pour la cure.

  • Les bains de Luchon sont les premiers après Naples*
  • Caconium : laconium, sorte de sauna où la température est de 55°. Forme de sudation préconisée par les médecins.
  • Fumérollien : relatif aux fumerolles ou émanation de gaz
  • Hypothermales : relatif aux eaux thermales qui jaillissent à hautes températures
  • Griffon : point où l'on capte une source thermale.
  • Heptaméron : ouvrage composé de parties distribuées en sept journées
  • Crénothérapie : application thérapeutique des eaux thermales
  • Position clénostatique : relatif à la position couchée.

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